lundi 6 août 2018

Une expression par jour # 218

L'expression du jour (à placer dans une phrase ou un petit texte) :

Se faire alpaguer
Se faire arrêter

Origine : 
Alpaguer est un verbe argotique à l'origine étrange et à l'usage bien spécifique. 
Certaines personnes auront peut-être remarqué une certaine similitude avec le mot alpaga qui désigne d'abord un mammifère camélidé de la même famille que le lama et dont la laine aux poils longs et fins servait autrefois à fabriquer des tissus, donc des vêtements. Si, de nos jours, le tissu appelé alpaga existe encore, il ne contient plus qu'un faible pourcentage de laine de l'animal.
Mais cette similitude phonétique suffit-elle à expliquer l'origine de notre expression ? Eh bien oui !
Nous avons donc l'alpaga qui est un tissu constitué de laine de l'animal du même nom. Du coup, nous sommes susceptibles de porter des vêtements en alpaga. Et c'est un peu après le milieu du XIXe siècle qu'en argot et à cause de la qualité supérieure du tissu, le mot alpague a désigné des vêtements masculins de haute qualité.
Par métonymie, puisqu'on met son manteau sur son dos lorsqu'on l'enfile pour sortir, le mot a d'abord désigné le dos puis l'individu lui-même au début du XXe siècle. On utilisait d'ailleurs à l'époque des expressions comme tomber sur l'alpague (similaire à tomber sur le dos pour « s'en prendre à » ou « attaquer ») ou encore avoir la police sur l'alpague.
Et c'est enfin avant le milieu du XXe siècle que tomber sur l'alpague s'est condensé en ce fameux verbe alpaguer.

Ce soir, avec le fiston n°1, nous sommes allés au cinéma voir, en V.O., le dernier "Mission impossible". Comme les précédents, c'est un film haletant, filmé en grande partie à Paris et aussi à Londres, avec des personnages bien campés. Certains se font alpagués mais, ouf, les méchants (presque tous) ne s'en tirent pas... Il y a toutefois de l'humanité dans ce film d'action et des moments de poésie. La poursuite en hélicos permet de découvrir de merveilleux paysages ! Nous n'avons pas vu le temps passer ! Et j'avais pris soin d'emporter mon étole car la clim était bienvenue mais à fond, et je ne vous dis pas quand nous sommes sortis de la salle... 


Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Merci de votre passage. Votre message sera validé par le modérateur.