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dimanche 29 juin 2014

Poème

La chaise à déposer ses habitudes
                            de Brigitte Dufaure  
Un clic sur l'image pour l'agrandir !



PPR n°26 "Sur un poème"


De la poésie chez nous,
il y en a plein,
des tas de livres
dont quelques uns de personnes que nous connaissons,
que nous soutenons.
C'est ce dont je me suis souvenu
alors que je cherchais dans mes souvenirs
quels poèmes j'aimais et que j'allais essayer de "traduire" en photo...
J'ai d'abord pensé, va savoir pourquoi car ce n'est pas ma préférée, aux voyelles de Rimbaud
(le A noir, le R blanc, le I rouge, le U vert, le O bleu)
mais rien que ça demande un gros travail
que je me réserve pour plus tard...
J'ai pensé aux nombreux écrits de Jacques Prévert ;
malgré la pluie, je n'ai pas rencontré d'escargots,
alors j'ai tenté de prendre mon petit arbre sur le pupitre...



Pour ce qui est des arbres, je vous fais lire cet extrait d'un joli texte de Pierre Rabhi :

Un arbre en ma mémoire 
Un arbre unique et solitaire fait offrande de ses ramures au ciel incandescent. Nul ne sait par 
quel stratagème il a, dès son enfance, échappé à la main prédatrice de l’homme armé de fer, à 
la dent avide de l’animal famélique, à la rareté de l’eau et au dard du soleil plus que nulle part 
au sommet de son ardeur. Alentour est le désert infini submergé de silence séculaire parfois 
troublé par la rumeur lointaine de troupeaux évanescents allant sur les dunes et les immenses 
plateaux ensemencés de rocailles.
Voilà la photo que j'ai pu faire, ne pouvant sortir aujourd'hui...



Mais je ne trouvais pas ces photos très intéressantes.
Puis j'ai repensé à un livre que j'ai acquis dans des circonstances exceptionnelles. En 1996, mon frère nous a fait rencontrer une plasticienne bordelaise qui était atteinte d'une terrible maladie. Seuls son visage et un bras émergeaient du drap du lit médicalisé qui trônait dans une petite chambre très claire. Tout le reste de son corps était devenu inerte. Nos fils avaient 2 et 3 ans et elle les a invités à s'amuser avec le fauteuil roulant, disant gaiement qu'elle aurait plaisir à les voir chahuter dans toute la pièce. Elle se montra très joyeuse et su nous mettre instantanément à l'aise.
Nous l'avons revue 2 fois avec grand plaisir, et la dernière fois, elle nous remis en cadeau un petit paquet en guise d'adieu. Il contenait une fleur séchée et une cassette audio que je n'ai jamais eu le courage d'écouter, aujourd'hui encore je ne m'explique pas trop cela. En nous raccompagnant, mon frère nous a prévenu que Brigitte allait très prochainement nous quitter car elle avait demandé à être accompagnée dans la mort avant que la maladie ne l'atteigne inexorablement à 100 % et qu'il serait, lui, avec une autre personne, présents à ce moment-là. C'est la 1ère fois que j'étais confrontée à ce sujet... (Quelques années plus tard, j'apprendrai que notre propre père avait lui aussi fait cette démarche, atteint de la même maladie).
Quelques semaines après le décès de Brigitte, nous avons été invités à une soirée préparée par ses proches à sa demande et selon ses instructions. Un recueil de ses dessins et textes poétiques fut édité et je vous en présente là 2 pages :




Alors, comme suggéré à la fin du poème ci-dessus,
voici un sac (recyclable) où jeter nos habitudes
vous verrez que c'est salutaire !!! 


Je n'aurais pas brillé en photo, mais je suis particulièrement contente de vous avoir parlé de Brigitte.
Lorsque je pense à elle, cela me rend triste mais heureuse d'avoir eu le privilège de la croiser dans ma vie.

dimanche 16 mars 2014

Un mot, une photo # 16/03/14


Pour la 3ème année consécutive
nous sommes allés à Larrivière
pour le Printemps des Poètes,
c'est toujours un plaisir
de se retrouver là-bas

mercredi 14 novembre 2012

Pour le peuple grec

Le 13 juin dernier, Angélique Ionatos a donné à Paris un récital unique et exceptionnel en hommage à la résistance du peuple grec : "La revanche des rêves" ;
puis, en France, le spectacle a tourné et s'est appelé "Et les rêves prendront leur revanche", c'est un vers d'O. Elytis, un poète qu'elle met en musique et chante depuis si longtemps.
Voici comment ce concert était annoncé (j'aurais aimé faire cet article en juin mais j'étais trop accaparée par notre récent déménagement) :

"La Grèce vit une des périodes les plus sombres de son histoire. Angélique Ionatos, en hommage aux Grecs, à leur résistance et à ce pays soumis aux plans d'austérité imposés par la Troïka, chantera des poèmes écrits par de grands poètes grecs contemporains. Dans cette représentation unique pour la résistance et l’espoir, elle sera accompagnée par deux jeunes musiciens, la chanteuse et guitariste Katerina Fotinaki et le violoncelliste Gaspar Claus."


Angélique Ionatos n’est pas seulement grecque. Elle n’est pas seulement musique, poème, guitare limpide, voix rauque. Elle n’est pas seulement l’emmêlement des fidélités et des mémoires.
Angélique Ionatos est une femme en mouvement. Son chemin est plus fait d’explorations que d’appartenances et de certitudes. Elle est nomade, nomade depuis toujours et nomade partout. Mais cette nomade est enracinée.
« Les poètes sont ma patrie », dit-elle volontiers. Elle parle de la langue grecque comme de son plus grand amour, mais elle n’y est pas enfermée. C’est dans cette langue-là qu’elle a appris l’ivresse, la rigueur, l’envol, la précision.
Elle était à peine adolescente et ses parents préféraient la liberté de l’Europe pluvieuse au soleil du temps des Colonels. Angélique n’avait plus de pays ; elle en garderait la langue. Elle entrait dans la culture française avec délectation, mais avec la déférence fascinée des étrangers nourris d’extases du Lagarde & Michard.
À onze ans, la guitare. À dix-huit ans, des chansons en français avec son frère. À vingt ans, elle rompt les amarres en renouant ses racines : elle commence un parcours unique dans l’œuvre des poètes de langue grecque. Angélique Ionatos met en musique Odysseus Elytis (des lustres avant qu’il ne soit prix Nobel de littérature), Sappho de Mytilène (qu’elle arrache à une imprécise réputation de libertinage antique), Kostis Palamas, Kostas Varnalis, Constantin Cavafy, Dimitris Mortoyas, tout un panthéon de verbe ébloui et d’enchantement radieux.



En France, on se dit que l’on n’a jamais entendu de chanteuse grecque depuis Jamais le dimanche. Cela fait à Angélique Ionatos une aura curieuse – Grecque unique, Grecque majuscule, Grecque plus que grecque. On perd presque de vue qu’elle chante aussi Colette ou Anna de Noailles, Léo Ferré ou Charles Baudelaire, qu’elle compose sur des poèmes de Pablo Neruda, qu’elle écrit un opéra pour enfants en français…
Sa nature est celle d’une orfèvre, d’une joaillère. Elle ne jette pas dans l’air un geste de musique tracé les yeux fermés, mais fait survenir des bijoux, des médailles, des émaux, des miracles de sophistication et d’équilibre, des épiphanies éclatantes et précieuses. D’instinct, elle édifie des architectures à la fois baroques et cisterciennes, des oxymorons de lueur et de nuit qui, longtemps, vont accompagner son auditeur. 
Des poèmes mis en musique ? C’est bien autre chose. Angélique Ionatos est musicienne avant d’être chanteuse. Elle ne compose pas sur des mélodies mais sur des harmonies, guitare en main. On l’interroge des heures sur sa passion – flagrante, dévorante, éperdue – pour la poésie mais on oublie ses épousailles avec le grand meuble de bois et de cordes qu’elle tient contre elle depuis l’enfance. Guitariste fervente, embrasée, virtuose, elle construit toujours ses spectacles sur l’émotion des rencontres entre musiciens, comme avec le multi-instrumentiste voyageur Henri Agnel ou le bandonéoniste Cesar Stroscio pendant des années, la guitariste et chanteuse grecque Katerina Fotinaki tout récemment.
En une vingtaine d’albums et au moins autant de spectacles différents, elle a mené une trajectoire qui tient presque plus de la liberté de la comédienne que des pratiques habituelles de la musique : elle chante les siècles lointains et Frida Kalho, Les Clowns de Gianni Esposito et des vers de Federico Garcia Lorca traduits en grec, des élans de duende et Les Bienfaits de la lune de Charles Baudelaire… On croirait une avidité, une fringale. Mais, si elle se nourrit bien de l’urgence du désir pour les textes ou les personnages, elle avoue avoir fait un principe d’une phrase de René Char :« L’acquiescement éclaire le visage, le refus lui donne sa beauté ».
Car Angélique Ionatos refuse. Non, elle ne consent ni à la tentation américaine, ni à la tentation orientalisante qui l’une et l’autre encombrent la musique grecque d’aujourd’hui. Non, elle ne sera pas une chanteuse illustrant une tradition nationale. Non, elle ne se satisfera jamais de l’état actuel de la langue grecque, abandonnée aux modernismes sommaires et aux paresses pédagogiques. Non, elle ne se prétendra pas Grecque idéale, ni Française intégrale. Non, elle ne ressemblera jamais à la rumeur qui court parfois çà et là sur une chanteuse intello aux joies austères. Elle refuse autant la redite que le reniement.
Voici ce qui rend irremplaçable Angélique : de ce qu’elle écrit, elle exige autant de sens que de sensualité. Absolument littéraire et absolument musicienne. Absolument grecque, absolument autre.
Bertrand DICALE (7 juin 2012)

N'hésitez pas, pour une fois,  à lire également les commentaires qui suivent notre billet relatif au concert de dimanche dernier, ils ont précédé ce post.

Sur le lien suivant, une de mes chansons préférées (sur youtube) :
http://www.youtube.com/watch?v=mx_ZDGEeTiU&feature=relmfu

dimanche 18 mars 2012

Sur le chemin de...

Avant de partir (pour une assemblée générale), je regarde le ciel qui devient de plus en plus sombre mais les rayons diffusent encore une lumière acceptable.


Quelques minutes plus tard, ça s'éclaircit un peu, ce qui me donne un peu de courage car j'ai une petite 1/2 heure de marche à faire.
Hum, ça redevient menaçant lorsque je traverse le pont...
Puis je me fais arroser par une grosse pluie genre orageuse, aux larges gouttes qui sèchent presque avant d'atteindre le sol ; ce n'est pas ce qu'il faudrait, ici c'est vraiment très sec. Et comme le soleil revient en même temps, ça donne ça lorsque j'atteinds le château d'eau.



Après l'AG que je quitte avant la fin -et j'en suis très embarrassée, mais je tenais à me rendre à la soirée poésie qui fort heureusement aura lieu dans une salle pas trop loin d'où je suis... me revoilà à galoper sous la pluie.
Nous avons passé une soirée très agréable ; décidément le Printemps des Poètes nous propose de chouettes événements.
Hier, j'ai donc assisté à une Battle Poésie. C'est la première fois que je participe à une telle manifestation, il s'agit d'une "rencontre entre plusieurs ateliers théâtre qui vont se confronter et proposer à tour de rôle les poèmes de leur choix sur le thème de l'enfance, rencontre ponctuée par un groupe musical".
Chaque groupe a sa couleur : blanc, rose, rouge, bleu et violet. Le groupe musical très rock est en "black". Il y a des jeunes et des moins jeunes, il y a des copains de mes enfants et des adultes que je connais par ailleurs ; je reconnais une dame qui travaille à la poste ; tiens, ces deux-là font partie d'une chorale, et ceux de ce groupe ont joué ensemble dans une pièce...
La plupart des textes sont dits, en solo, en duo, en trio, à plusieurs... quelques uns seront chantés à cappela. Il y a plusieurs textes de Grand Corps Malade, de Serge Gainsbourg, de Monsieur Aznavour, de Bobby Lapointe, de Serge Reggiani... vous imaginez la difficulté... des poèmes de Prévert, Hugo...
Ce sont les roses (ados) qui gagnent, sur vote du public. Mais tous se valaient !

dimanche 24 avril 2011

Un coin de la maison propice à la rêverie ?

Dans un billet de jeudi dernier, Virginie B évoquait "l'instant poétique" de sa salle à manger (qui aura entre autres une charmante tapisserie) alors j'ai cherché le coin chez moi le plus propice à la rêverie ; à part mon lit, voici... un petit recoin du salon.
Notre salon devrait plutôt s'appeler bibliothèque... Tous les murs sont tapissés de meubles remplis de livres (et quelques disques -vinyles, CD- et DVD).
J'aime ce petit coin où j'ai rassemblé, pêle mêle, des éléments importants pour moi. Un petit bureau en bois chiné chez Emaus, une lampe (cadeau) et la guirlande lumineuse (trouvée dans une poubelle !), au mur une des peintures primées de Clara, à côté un arpilleras (j'en reparlerai, c'est un art pour lequel j'ai une grande admiration) ; sur le bureau ces 3 boîtes en bois, cadeau d'amis actuellement agriculteurs bio, et dans les étagères mes plus précieux dicos, livres sur la Grèce, artisanats divers, livres chéris, etc.
J'aime le bois, le tissu, le papier.
Bref, chaque objet a une signification, un lien affectif. Chacun mériterait un billet (déjà fait pour certains). Bref, j'ai encore bien du travail qui m'attend...


jeudi 3 février 2011

Poétique maisonnette

N'ayant guère loisir de faire des photos ces temps-ci, je regarde peu à peu dans mes archives. Je viens de retrouver une de mes photos favorites, cette maisonnette charmante (ici, en fin d'été et que j'espère revoir au printemps).

dimanche 7 novembre 2010

Poème de circonstance



De ma fenêtre en ce jour de pluie !
Il pleure dans mon cœur
Paul VERLAINE

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s'écœure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !

(1874)

lundi 1 novembre 2010

"L'entrée en poésie"


Parmi mes Amis, trois au moins ont publié des livres (et des disques).
!!! voici quelques liens pour mieux les découvrir :

http://www.myspace.com/bernadettedelchambre

http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=poetheque&page=14&url=http://www.printempsdespoetes.com/poetheque/index.php?fiche_poete%26cle=501%26nom=Yves-Jacques%20Bouin

http://lepq.free.fr/kroniksALBUMS/th.rousselet.htm


(un petit clic sur les photos pour les agrandir) :
Thierry a également publié un roman. Mon extrait préféré se trouve en pages 98 et 99...
Découvrez-les à votre tour !