mercredi 27 janvier 2016

Défi 365 jours d’écriture # 27

essais2

défi proposé par le blog de girlkissedbyfire…


Sujet du 27 Janvier : Animal blanc


Après avoir rapidement dîné, non sans être étonné d'avoir trouvé dans son frigo des courses qu'elle ne se souvenait pas avoir faites mais qui correspondaient à ce qu'elle avait l'habitude d'acheter, Agathe se résolu à ressortir. Elle désirait rencontrer d'autres habitants du village qu'elle espérait plus loquaces. La nuit, il lui serait aisé de repérer les maisons habitées. Elle n'eut pas besoin d'aller très loin, la maison voisine était éclairée, les volets non tirés. Il n'y avait pas de nom sur la boite à lettres, mais près de la sonnette, elle repéra un chiffre : 5.
Elle en déduisit qu'ici habitait sans doute Numéro 5. Elle appuya sur le bouton et un tintement aigu retentit. Agathe entendit des bruits de pas précipités et la porte s'ouvrit. Un homme d'une cinquantaine d'années se tenait devant elle.
- Oui ? C'est pour quoi ? demanda l'homme en la fixant avec insistance.
- Bonsoir, excusez-moi de vous déranger mais je suis votre voisine, votre nouvelle voisine.
- Oui, et alors ? répondit son interlocuteur.
- N'est-il pas normal de faire connaissance de ses nouveaux voisins ?
- Ici, rien n'est normal ma petite dame.
- C'est-à-dire ? Je viens juste d'arriver et...
- Vous l'avez déjà dit.
Agathe avait compris qu'elle ne tirerait rien de cet homme.
- Depuis combien de temps êtes-vous ici ?
- Vous posez trop de questions, Numéro 9.
- Décidément, s'écria avec humeur Agathe, tout le monde me répond la même chose.
- Que pourrait-on vous dire d'autres ? Et vous, qu'avez-vous à nous dire ?
- Je cherche juste à comprendre ce que je fais ici !
- Avez-vous rencontré Numéro 7 ? 
- Est-ce lui le responsable de ce quartier ?
- Nous ne sommes pas dans un quartier, nous sommes au Village.
- Qui dit village dit Maire. Numéro 7 serait-il le Maire du Village ?
- Je vous le répète, Numéro 9, vous posez trop de questions !
- Où puis-je trouver Numéro 7, je vous prie ?
- C'est lui qui vous trouvera. Et lorsque vous le rencontrerez, pensez à lui demander des nouvelles de son paon blanc. Ne vous trompez surtout pas, un paon blanc !
Et sur ces paroles, l'homme recula et lui claqua la porte au nez.

Cycle 13, 1132è jour


Sur la pelouse de la Médiathèque...

366 réels à prise rapide # 27/01/2016


27 janvier - Aujourd'hui journée des pieds...

Je n'arriverai jamais à comprendre comment on peut avoir plaisir à casser les pieds aux autres... Heureusement qu'aujourd'hui, il y eut de bonnes choses pour compenser, notamment Clara qui est retournée en cours car son abcès a bien diminué, et ça c'est bien plus important que le reste...

Découvrez le texte des autres participants :
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Pour tout savoir :  mij2014

366 jours de Flow # 27/01/16

Dans le n° de fin d'année du magazine Flow, il y avait en cadeau un calendrier perpétuel qui nous offre chaque jour une citation, un conseil, une idée.

27  janvier 2016
Douceur de vivre
"Effacer le temps et surfer sur le présent"
Charlélie Couture

On ne peut pas effacer le temps. Il faut trouver un juste compromis entre le passé, le présent et le futur. Un compromis où le présent aura la part belle car plus le temps passe (plus on vieillit) et plus on prend conscience que le temps file vite, qu'il est important de mordre la vie à pleines dents, de vivre tout simplement...

mardi 26 janvier 2016

Défi 365 jours d’écriture # 26

essais2

défi proposé par le blog de girlkissedbyfire…


Sujet du 26 Janvier : Dernière phrase d’un roman


Je suis en train de lire un roman de Nancy Huston "La virevolte" emprunté à la Médiathèque.
J'ai un peu de mal à entrer dans ce livre, mais j'ai décidé de m'accrocher et de le lire jusqu'au bout.
La dernière phrase du roman est la suivante : "Tout cela est à moi". C'est court et simple !

Mon texte :
Ce n'est qu'au troisième coup de sonnette que la porte s'ouvrit. La fausse Mme Giro posa un regard incrédule et peu amène sur Agathe.
- Bonjour, excusez-moi de vous déranger, mais j'aimerais que vous m'aidiez, commença Agathe.
- Vous êtes nouvelle, je suppose ? lança la femme avec un certain mépris.
- Heu, oui, je suis arrivée ce matin, répondit Agathe, et justement je ne comprends pas comment je suis arrivée ici et comment ça se fait que ma propre maison soit ici.
- C'est comme ça pour chacun de nous, coupa son interlocutrice.
- Qui ça, nous ?
- Vous, moi, tous les numéros qui vivent au Village, Numéro 9 !
- Mais pourquoi nous ? Pourquoi sommes-nous ici ? Pourquoi nous identifier par un numéro ? Pourquoi...
- Vous posez trop de questions, Numéro 9. Ici, on ne doit pas poser de questions.
- Mais vous êtes comme moi, vous n'êtes pas venue ici de votre plein gré, vous vous souvenez qui vous étiez avant...
- Avant quoi ?
- Avant d'être ici, s'impatienta Agathe. Vous viviez dans quelle ville ? Vous exerciez quel métier ?
- Je vous l'ai déjà dit, Numéro 9, vous posez trop de questions !
- Je ne m'appelle pas Numéro 9, je m'appelle Agathe.
- Vous vous appelez Numéro 9, c'est indiqué sur votre badge.

Dans un geste de colère, Agathe tenta d'arracher ce maudit badge, mais rien à faire, il était solidement arrimé à son vêtement. La femme émit un petit rire qui acheva de déstabiliser Agathe. Elle hésita un instant puis tourna les talons et s'éloigna d'un pas rapide. Elle eut le temps d'entendre la porte claquer mais ne se retourna pas.
Elle s'étonna de se retrouver rapidement chez elle, il lui semble qu'elle avait marché très vite sans réfléchir où ses pas la menaient.
Une fois dans son salon, elle se planta devant le miroir, se regarda, tâta son visage avec ses mains et dit d'un ton las mais déterminé : "Tout cela est à moi."

366 jours de Flow # 26/01/16

Dans le n° de fin d'année du magazine Flow, il y avait en cadeau un calendrier perpétuel qui nous offre chaque jour une citation, un conseil, une idée.

26  janvier 2016
Esprit libre
"Demandez-vous plusieurs fois par jour :
Suis-je de mon côté ?
Est-ce que j'agis dans mon propre intérêt ?"
"Le Cerveau de Bouddha"
Rick Hanson


Aujourd'hui, je n'ai pas fait ce que j'aurais fait en temps normal, et je ne regrette rien.
Depuis hier, ma fille ne va pas en classe à cause d'un abcès dentaire. Alors j'ai organisé la journée en fonction de son état et de ses déplacements. Je suis allée au marché de bonne heure afin de ramener les fruits et légumes avant d'aller au travail. Il m'a fallu appeler le lycée pour signaler son absence puis tenter d'avoir le dentiste, ce ne fut pas aisé, la secrétaire a fini par me rappeler pendant l'heure du déjeuner. Bref, j'ai dû trouver le temps à mon travail pour passer un certain nombre de coups de fil, ce n'est pas toujours évident... A midi, je suis passé chercher des pots de bébé au magasin bio... Donc, je ne suis pas allée à mon cours de gym aquatique, ni au cours de photos le soir. Mais tout cela n'était pas important, la santé et le bien-être de nos enfants passent avant tout. Clara a pu aller à sa répétition de musique et au rendez-vous avec le dentiste en se faisant transporter par sa belle-mère, merci à elle. Une fois à la maison, nous avons tous ensemble épluché les légumes pour la soupe de demain. Lélio n'a pas trop râlé mais a fait remarquer qu'il avait travaillé toute la journée (cette semaine, il est en stage...).
Aujourd'hui, en agissant dans l'intérêt de mes enfants, j'estime avoir agi dans le mien. Tous les parents font ainsi, non ?
Je me poserai ces questions demain, demain qui sera un autre jour, et on verra bien...

Cycle 13, 1131è jour


Les jours rallongent.
Photo prise de mon lieu de travail,
une nuée d'oiseaux passaient...