vendredi 10 septembre 2010

Les Shadoks


J'adore les Shadoks depuis... depuis toujours.
On a pu les voir à la télévision dès 1968. Une 4ème saison a été diffusée sur Canal + en l'an deux mille.
La voix des Shadoks, c'était lui :
Claude Piéplu (mort le 25 mai 2006)

"Cette série raconte les histoires des Shadoks, une sorte d'oiseaux rondouillards avec de longues pattes et de petites ailes ridicules, ainsi baptisés pour la consonance anglaise du nom et en clin d'œil au Capitaine Haddock, selon leur créateur Jacques Rouxel :

Jacques Rouxel (1931-2004) a été également le co-fondateur du studio aaa (animation art-graphique audiovisuel)

Ils ont pour ennemis principaux — ou plutôt comme rivaux — les Gibis qui leurs sont supérieurs. Les Shadoks ne sont pas une menace pour eux, ils les ont plusieurs fois aidés par pitié. Les Gibis sont coiffés d'un chapeau melon qui leur permet de réfléchir tous ensemble aux problèmes et de se moquer des inventions des Shadoks. Les Gibis doivent leur nom à « la prononciation anglaise des initiales de la Grande-Bretagne.»

Un autre ennemi des Shadoks, leur plus grand ennemi dans la saison ZO, est l'insecte Gégène, seul habitant de la Terre à l'époque."




Les Shadoks possèdent pour tout vocabulaire quatre mots monosyllabiques : ga, bu, zo, meu . Ces mots leur servent aussi de chiffres pour compter (en base 4).
En effet, leur cerveau, constitué de 4 cases, ne peut en contenir plus. Ce qui pose problème puisqu'ils ne peuvent connaître plus de 4 choses : par exemple, un Shadok ayant appris à marcher la veille ne peut apprendre à faire du vélo sans oublier comment marcher. De plus, leur faire apprendre des mots était très long et très pénible.

Ils construisent des machines improbables qui ne fonctionnent pas ; l'inventeur étant, presque systématiquement, le Professeur Shadoko. La liste de ses inventions est longue : la cosmopompe (d'où la fameuse phrase : « ... et les Shadoks pompaient... »), destinée à pomper le cosmogol 999 aux Gibis (série BU) ; la machine à pilules, qui faillit coûter la vie aux derniers rescapés shadoks (série ZO), etc.




euh, non, pas encore !

La musique originale des Shadoks est de Jean Cohen-Solal ; Tel Scotto est le compositeur et interprète des génériques de début et fin.

Les Shadoks constitueront l'un des premiers grands sujets polémiques de la télévision française. La France fut alors divisée en deux parties : shadokophiles et shadokophobes ; tout comme La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède de Pierre Desproges divisera dans les années 1980 la France entre « les imbéciles qui aiment » et « les imbéciles qui n'aiment pas », selon l'expression de Desproges lui-même. On comptait parmi les téléspectateurs une moitié pour, et une moitié contre ; la même proportion se retrouve dans les courriers reçus. Cette quantité phénoménale de courrier de téléspectateurs fit l'objet d'une émission présentée par Jean Yanne (et de temps à autres Daniel Prévost) dans laquelle celui-ci lisait les authentiques lettres : « Les Français écrivent aux Shadoks ».


Quelques exemples de mots en Shadok :

ZoGa signifie pomper, ZoBuGa signifie pomper avec une petite pompe et ZoBuBuGa signifie pomper avec une grosse pompe. GaMeu signifie la nuit, BuBu la mer et BuGa la terre.

« Au début, il n'y avait rien. Enfin, ni plus ni moins de rien qu'ailleurs. »
Principes et proverbes
  • « Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir. Autrement dit : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche.» Cette citation parodie le principe mathématique des probabilités, en affirmant qu'en éliminant les cas statistiquement défavorables d'un événement, on augmente peu à peu ses chances d'obtenir un cas favorable, même peu probable. Ceci est illustré lors d'un épisode où les Shadoks décident de construire une fusée pour aller dans l'espace. Le professeur Shadoko et le devin plombier calculent que le lancement d'une fusée a 99,9% de chances d'échouer, et 0,1% de chances de réussir. Ils s'activent alors à faire rater le plus vite possible 999 lancements afin de pouvoir en lancer un 1000ème, qui, « statistiquement », devrait réussir.
  • « Pour qu'il y ait le moins de mécontents possible, il faut toujours taper sur les mêmes. »
  • « Il vaut mieux pomper d'arrache-pied même s'il ne se passe rien que risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. »
  • « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »
  • « S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème. »
  • « Je pompe donc je suis. » Ceci est une parodie de la célèbre citation du philosophe René Descartes, « Je pense donc je suis ».
  • « Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes. »
  • « Si ça fait mal, c'est que ça fait du bien. », parodie du proverbe « tout ce qui ne me tue pas , me rend plus fort »
  • « C'est en forgeant que l'on devient musicien. », parodie du proverbe « C'est en forgeant que l'on devient forgeron ».
  • « Ce n'est qu'en pompant que vous arriverez à quelque chose et même si vous n'y arrivez pas... hé bien ça vous aura pas fait de mal ! »
  • « Il faut pomper pour vivre et donc vivre pour pomper. » Là encore, cette citation est une parodie d'un dicton humain : « Il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger ».
  • « On n'est jamais aussi bien battu que par soi-même. », équivalent Shadok de « On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même ».
  • « Tout avantage a ses inconvénients et réciproquement. »
  • « Quand on ne sait pas où on va, il faut y aller... et le plus vite possible ! »
  • « Avec un escalier prévu pour la montée, on réussit souvent à monter plus bas qu'on serait descendu avec un escalier prévu pour la descente. »
  • « Le plus long chemin d'un point à un autre est la ligne droite.»
Devises sur la marine

À l'occasion de plusieurs épisodes, le Marin Shadok, dans sa Shadok Caravelle, écume l'espace grâce à ses matelots, qui rament sur une fine couche d'eau, au beau milieu du vide intersidéral. Le Marin Shadok, à l'occasion, et souvent sous l'influence de l'alcool, exprime ses principes sur la marine.

  • « Dans la marine on ne fait pas grand' chose, mais on le fait de bonne heure ! »
  • « C'est encore dans la marine qu'il y a le plus de marins. »
  • « Dans la marine, il faut saluer tout ce qui bouge et peindre le reste. »
  • « Mieux vaut regarder là où on ne va pas, parce que, là où on va, on saura ce qu'il y a quand on y sera ; et, de toute façon, ce sera jamais que de l'eau. »
Un lien :
http://www.lesshadoks.com/




Ben si...

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